Pour moi l’amour des bas nylon à commencée il y a bien longtemps.

J’ai cinquante ans, quand j’en avais une dizaine, un jour que j’étais chez ma grand mère, j’ai eu mon premier contact avec cet article qui est devenu pour moi l’article avec un grand A, de séduction. Ma grand-mère avait trouvée juste après la guerre auprès de soldats américains, des paires de bas qu’elle gardait soigneusement emballés dans du papier de soie délicatement nichées dans sa grande armoire.

Un après midi que je traînais dans sa maison, j’ai vu l’armoire entrouverte, l’un de ces fameux paquets m’intriguas, j’ai donc pris avec beaucoup d’attention le soin d’ouvrir ce dernier et là j’ai découvert ce qu’était un bas nylon , couture de surcroît!!!
Se fut pour moi le début d’une véritable passion, avec beaucoup d’attention j’ai enfilé ce bas sur ma main et j’ai commencé à ressentir au simple touché de cette matière magique des sensations que je n’avais jusque là jamais vécues.

J’ai donc chipé cette première paire de bas et régulièrement durant toute mon adolescence, j’ai continué de prendre des bas à ma grand mère, sachant qu’à cette époque, le collant était déjà arrivé pour inonder le marché des jambes des femmes.

Plus tard, quand j’ai commencé à gagner ma vie, j’ai continué d’acheter ce qui pour moi reste le sommet de la sensualité, tant dans le fait de les porter mais également dans l’image que l’on renvoi quant nous marchons dans la rue, un léger pli ça et là le long de la jambe.

Hormis l’été, je porte en permanence une paire de bas, coutures ou pas, toujours agrémentés d’un porte jarretelles, depuis l’arrivé d’internet je me fournis chez Cervin, la gamme Cervin répondant parfaitement à mes attentes, sexy mais pas trop, sensuelle.

Les hauts talons bien sur, viennent finir la silhouette, j’aime marcher dans la rue ainsi apprêté, me sentir observé, même désiré quelques fois.
Pour les besoins de mon travail, je me déplace beaucoup sur l’ensemble de la France, quand je suis en voiture c’est pareil visiblement la vue de la lisière d’un bas ou d’une jarretelle, provoque chez les hommes et certaine fois chez les femmes des attitudes qui en disent long sur leur désir de contact, je n’en joue pas plus que cela mais je dois avouer que de sentir ces regards insistant ne me déplaît pas, bien au contraire quelques fois cela m’émoustille.

Je vais m’arrêter là car je pourrais écrire des heures sur le plaisir que procure le bas couture.

Vous aurez certainement remarquez que je n’ai mis aucun ée dans ma correspondance car oui je suis un homme, je ne suis pas homosexuel, les femmes m’attirent belles et bien, ma compagne avec qui je vis depuis vingt ans à toujours acceptée cette originalité. Travestie pourrait me qualifier mais sans le côté pervers des choses, non, en fait, « différent » serait le mot juste, une personne différente qui voue un culte et une adoration pour le bas couture.